Lancer une société, c’est un peu comme préparer un départ en montagne : il faut de bonnes cartes, un sac léger, et une équipe qui sait où elle va. La création et la gestion d’entreprise au Québec suivent la même logique : choisir la bonne structure, incorporer proprement, puis mettre en place des règles claires pour éviter les mauvaises surprises. À Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, nous aidons nos clients à avancer pas à pas, en expliquant chaque étape sans jargon. Et lorsque la pression monte, nous restons joignables : c’est notre service client.
Choisir sa structure sans se noyer dans les termes
Commençons simple. L’entreprise individuelle séduit par sa rapidité : vous démarrez vite, mais vous répondez personnellement des dettes. La société par actions (compagnie incorporée) crée une personne morale distincte : la société possède ses biens, signe ses contrats et assume ses obligations. Vous, vous détenez des actions. Déjà, cela change la donne en matière de protection et de crédibilité auprès des partenaires. Entre les deux, certaines équipes optent d’abord pour une société de personnes, puis migrent ensuite vers la compagnie : l’important est de savoir où l’on va et dans quel délai.
Incorporation provinciale ou fédérale ? Le bon réflexe
Ensuite vient la question du « où » incorporer. L’incorporation provinciale passe par le Registraire des entreprises du Québec (REQ) : idéale si vous opérez surtout au Québec et que le nom est disponible ici. L’incorporation fédérale, elle, offre une protection du nom à l’échelle du Canada et une belle lisibilité si vous visez plusieurs provinces. Dans les deux cas, on rédige des statuts (les règles de base), on choisit des catégories d’actions adaptées (droits de vote, dividendes, rachat), et on ouvre le fameux livre de société — ce classeur (ou dossier numérique) qui conservera résolutions, procès-verbaux et registres.
Convention entre actionnaires : mieux vaut une ceinture de sécurité que des regrets
On nous demande souvent : « Est-ce vraiment nécessaire ? » Oui, dès qu’il y a au moins deux associés. Une convention entre actionnaires n’est pas un luxe : c’est un mode d’emploi pour les moments de vie d’une société. Elle dit comment on décide, comment on entre et comment on sort, qui a un droit de premier refus si quelqu’un veut vendre, et comment on évalue le prix. Elle prévoit aussi la gestion des conflits (médiation, arbitrage) pour éviter que des tensions personnelles ne paralysent l’entreprise. C’est plus simple de se donner des règles quand tout va bien que d’inventer dans l’urgence quand ça dérape.
Gérer au quotidien sans s’éparpiller
Créer, c’est bien. Gérer dans la durée, c’est mieux. Concrètement, un bon réflexe consiste à tenir un livre de société à jour : on y place les résolutions signées, les changements d’administrateurs, les émissions d’actions et les conventions. Après chaque décision importante, on consigne. Une fois l’an, on signe les résolutions annuelles et on actualise les registres. Par ailleurs, on met en place des modèles contractuels lisibles (clients, fournisseurs, employés, pigistes), on ouvre les comptes de taxes (TPS/TVH, TVQ) au besoin, et on sépare nettement les finances personnelles de celles de la société. Rien d’exotique : juste une méthode qui fait gagner du temps quand la croissance s’accélère.
Histoires québécoises : deux parcours, deux façons d’avancer
Félix, 34 ans, électricien qui se lance à Repentigny
Félix a passé dix ans à rénover chez les autres. Sa conjointe le pousse : « Crée ta compagnie, tu as déjà la clientèle ! ». Il hésite : papier, statuts, taxes… Par où commencer ? Nous avons choisi une incorporation provinciale rapide, un nom validé, des statuts souples qui permettront d’accueillir un associé plus tard, et un livre de société propre dès le départ. Nous préparons ensuite un modèle de devis clair et un contrat de services simple. En trois semaines, Félix facture sous sa société, ouvre un compte professionnel et décroche un premier contrat public. Il nous dit : « J’ai pu me concentrer sur le terrain, vous avez cadré le reste. »
Gabrielle, 42 ans, clinique de physio qui grandit sur la Rive-Sud
Gabrielle a cofondé sa clinique avec une amie d’université. Tout allait bien, jusqu’au jour où une investisseure souhaite entrer au capital. « On n’a jamais fait de convention entre actionnaires… » Nous structurons une convention lisible : droit de premier refus, règles de sortie, non-sollicitation et protection de la marque. Nous créons aussi une nouvelle classe d’actions pour accueillir l’investisseure sans déséquilibrer la gouvernance. Résultat : des règles claires, une équipe sereine et un projet qui s’étend à un second local.
Ce que nous faisons pour vous, très concrètement
Nous transformons un parcours flou en étapes lisibles. D’abord, nous clarifions la structure (forme juridique, provincial ou fédéral, catégories d’actions). Ensuite, nous incorporons proprement et ouvrons un livre de société net. Puis, nous rédigeons la convention entre actionnaires adaptée à votre réalité : simple quand il faut, complète quand c’est nécessaire. Enfin, nous mettons en place des modèles et un calendrier d’entretien pour que la gestion reste légère. Pendant tout le processus, nous parlons simplement, nous tenons les délais, et nous coordonnons avec votre banque et votre CPA : c’est notre service client.
FAQ
Faut-il s’incorporer dès le démarrage ?
Pas toujours, mais cela offre une protection et une crédibilité utiles, surtout si vous avez des partenaires ou des contrats significatifs. Nous pesons le pour et le contre selon votre situation.
Provincial ou fédéral : comment trancher ?
Regardez votre marché et la protection de nom souhaitée. Nous simulons les deux scénarios (coûts, délais, disponibilité du nom) et vous décidez en connaissance de cause.
La convention entre actionnaires est-elle obligatoire ?
Non, mais elle évite des conflits coûteux. Elle sert de garde-fou pour les décisions importantes, l’entrée/sortie d’associés et l’évaluation des actions.
Aller plus loin
Prêt(e) à cadrer votre création et gestion d’entreprise ? Contactez-nous. Nous intervenons à Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. Pour compléter votre lecture, consultez Droit des affaires et Litige commercial : vous y trouverez des repères pratiques pour grandir sereinement.
Conclusion
Créer une société, ce n’est pas remplir un formulaire : c’est construire une base qui tiendra dans la durée. Avec une structure claire, une convention entre actionnaires bien pensée et un livre de société à jour, vous gagnez du temps, de la crédibilité et de la tranquillité. ZS Avocats tient la carte, vous gardez le cap. Évaluez votre situation — samy@zsavocats.com | 438 738 8678.
Références (liens officiels)
- Registraire des entreprises du Québec — Portail officiel
- Corporations Canada — Incorporation fédérale
- Légis Québec — Loi sur les sociétés par actions (RLRQ, c. S-31.1) — Texte officiel
- ARC — Entreprises (TPS/TVH, impôt des sociétés) — Page officielle

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