Lorsqu’un locataire fait défaut de payer, la résiliation bail commercial devient un enjeu immédiat. Avant d’y arriver, un plan de redressement clair peut sauver la relation et limiter les pertes. Nous détaillons la marche à suivre à Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud : mise en demeure, négociation d’échéancier, et recours devant la Cour du Québec ou la Cour supérieure. Date de référence : octobre 2025.
Résiliation bail commercial : défaut de paiement et droit applicable
Le non-paiement du loyer est un manquement sérieux. En droit québécois, une partie peut demander la résiliation du bail si l’autre n’exécute pas ses obligations et qu’il en résulte un préjudice sérieux. Le locataire poursuivi peut toutefois éviter la rupture en payant avant jugement le loyer dû, les frais et les intérêts convenus.
Mise en demeure : déclencher ou éviter la fin du bail
- Contenu : montant exact, délai court (p. ex. 10 jours), mode de paiement.
- Preuves : bail, états de compte, avis, courriels, accusés de réception.
- Clause résolutoire : utile, mais son application demeure contrôlée par le tribunal.
Plan de redressement avant la résiliation du bail
Levier 1 — Échéancier clair pour éviter la rupture
Proposez un plan de paiement réaliste (hebdomadaire ou mensuel) couvrant arriéré, intérêts et loyer courant.
Levier 2 — Sécurités légères
Prévoyez un dépôt, une reconnaissance de dette ou une garantie personnelle limitée dans le temps.
Levier 3 — Suivi automatique
Fixez des jalons et un canal unique (virement). En cas de défaut, la résiliation redevient possible.
Levier 4 — Usage et assurances
Exigez l’attestation d’assurance et un respect strict de l’usage pendant le plan.
Levier 5 — Transparence financière
Pour un plan crédible, demandez des états financiers abrégés ou des preuves de financement court terme.
Recours judiciaires pour la résiliation du bail commercial
Les baux commerciaux ne relèvent pas du Tribunal administratif du logement. Les dossiers de fin de bail, loyer dû et expulsion sont entendus par :
- Cour du Québec : réclamations inférieures à 100 000 $ (paliers prévus par la loi).
- Cour supérieure : au-delà (ou selon le choix du demandeur dans la fourchette concurrente).
Au besoin, des ordonnances provisionnelles (p. ex. sauvegarde) préservent les droits en attendant le jugement.
Stratégie & erreurs à éviter — résiliation bail commercial
Erreurs fréquentes
- Oublier la mise en demeure ou y indiquer un mauvais montant.
- Se reposer sur une clause résolutoire automatique sans preuve suffisante.
- Négocier un plan sans sécurités ni échéancier précis.
- Choisir le mauvais for (TAL au lieu d’un tribunal civil).
Plan d’action en 5 étapes — résiliation bail commercial
- Auditer le dossier : bail, états de compte, clauses de défaut.
- Mettre en demeure : montant, délai, mode de paiement, preuve d’envoi.
- Négocier un plan (échéancier + sécurités) ou déposer la demande en justice.
- Prouver : pièces numérotées, affidavits si nécessaire, témoins.
- Exécuter le jugement (sommes, expulsion) si la résiliation est accordée.
FAQ
Peut-on résilier dès le premier retard de loyer ?
Tout dépend du bail et du préjudice. La mise en demeure s’impose; la Cour apprécie la gravité et la preuve.
Le locataire peut-il rattraper pour éviter la résiliation ?
Oui. En payant avant jugement le loyer dû, les frais et les intérêts convenus, il peut éviter la fin du bail.
Le TAL est-il compétent en commercial ?
Non. Il faut saisir la Cour du Québec ou la Cour supérieure, selon le montant réclamé.
Que mettre dans une mise en demeure ?
Montant exact, délai court, instructions de paiement, coordonnées et avertissement d’une action visant la résiliation en cas de non-respect.
Mini études de cas
Profil A (bailleur, Rive-Sud) : 2 mois d’arriérés (18 000 $). Mise en demeure 10 jours. Plan de 6 versements + dépôt. Paiements complétés : fin du bail évitée.
Profil B (bailleur, Montréal) : défaut répété et refus de payer. Demande en Cour du Québec (résiliation du bail + loyer dû + expulsion). Jugement accordé et exécuté.
Besoin d’un regard rapide sur votre bail ? Contactez-nous. Nous intervenons à Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud.
Conclusion
En cas de non-paiement, agissez vite : mise en demeure, plan de redressement crédible, puis recours au tribunal si nécessaire. La résiliation reste l’ultime option quand le plan échoue. Évaluez votre situation — samy@zsavocats.com | 438 738 8678.
Aller plus loin
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Références (liens officiels)
- Légis Québec — Code civil du Québec (louage : résiliation et paiement avant jugement) — Texte officiel
- Légis Québec — Code de procédure civile (compétence monétaire de la Cour du Québec, art. 35) — Page officielle
- Tribunal administratif du logement — Mission et compétences (bail résidentiel uniquement) — Page officielle

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